La politique n’est pas synonyme d’insolence. Beaucoup d’individus mal éduqués, qui ne comprennent rien au lexique politique, prennent pour cible le président tchadien, entremêlant critiques et insultes, et personnalisent les débats, faisant croire à une certaine opinion que Mahamat Idriss Déby Itno est individuellement coupable de tout.
Mettons les choses dans leur contexte.
Mahamat Idriss Déby Itno n’a pas cherché le pouvoir présidentiel pour l’exercer. Il a choisi le métier des armes pour y faire carrière, mais, hélas, le pouvoir est venu à lui malgré lui. Bien qu’il soit demeuré distant de la politique, il en a tiré une véritable expérience. Sobre, humble et patriote, il ne fait pas de son poste de président de la République un piédestal de domination. Croyant et profondément attaché à sa foi, le président tchadien nourrit l’espoir de voir son pays rejoindre le rang des nations qui se développent avec assurance, fières de leur souveraineté politique, économique et territoriale.
Depuis qu’il est à la magistrature suprême, beaucoup de ses compatriotes ont appris à le connaître, surtout ceux qui l’ont côtoyé de près. C’est un homme responsable et patriote, qui encourage chacun à œuvrer positivement pour son pays et sa population.
Mahamat Idriss Déby Itno est victime de son faciès et de son patronyme. Les jugements hâtifs n’auraient peut-être pas été les mêmes s’il ne portait pas le nom d’« Idriss Déby ». Il subit un délit de faciès gratuit en raison de l’opposition politique à son défunt père. Tout le passif politique des années passées lui est attribué, alors qu’il n’est pas responsable des actes négatifs des politiques qui ont déçu la population.
Il faut, au contraire, évaluer ses efforts depuis qu’il est aux affaires et expliquer ce qu’il a fait en faveur des personnes démunies durant les périodes de transition politique, notamment dans les districts et les centres de santé. Même si cela demeure insuffisant, il a contribué à l’acquisition de groupes électrogènes pour les centres de santé de plusieurs régions assez souvent sur des fonds propres. Les directives données au ministre de la Santé concernant l’élaboration de la politique sanitaire émanent de sa propre volonté et de sa vision.
Les efforts consentis dans le domaine de l’énergie sont également impulsés par lui ; le ministre de l’Énergie ne dira pas le contraire tant dans le solaire plusieurs investissements ont été réalisés ou en cours de réalisation.
Si tout cela est rapporté en toute sincérité par les organes de communications, certaines perceptions seront différentes. Il ne s’agit nullement d’enjoliver les faits pour satisfaire l’ego du président, s’il venait à lire cet article de presse. Mais le procès injuste qui lui est fait est profondément déplacé.
Tout citoyen a le droit de porter un jugement sur les faits ou les orientations politiques d’un gouvernement, mais pas sur sa singulière personne. Toutefois, s’acharner de manière médiocre, directe et récurrente sur la personne du président traduit l’incapacité à formuler une critique constructive assortie de propositions. Lire continuellement que le président est médiocre, qu’il est ceci ou cela, n’arrange personne. Rabaisser son intégrité intellectuelle ou faire allusion à sa manière d’être n’intéresse pas les Tchadiens.
Les Tchadiens ont besoin de solutions immédiates, et non de rancœurs exprimées par des personnes mal intentionnées qui, parce qu’elles ont fréquenté des écoles d’élite, se croient autorisées à insulter gratuitement quiconque ne partage pas leur vision. Vouloir servir le Tchad en l’insultant est la pire des approches.
Parmi ceux qui déversent leur colère sur Mahamat Idriss Déby figurent des personnes qui ont demandé une audience sans l’obtenir, ainsi que d’autres qui ont sollicité quelque chose qui ne leur a pas été accordé. L’analyse de la situation permet de mieux comprendre les choses. Le président de la République n’est pas responsable des promesses faites par certains membres de son entourage ni des agissements de ceux qui arpentent les travées de la présidence pour vendre des chimères.
Pourtant, sans vraiment le connaître, chacun peut se permettre une opinion, porter des jugements et formuler des observations sur sa personne. Mais, pour connaître la vérité, il faut d’abord connaître l’homme et comprendre les situations ainsi que les équations qui s’imposent à lui.
Un jour, on s’en prend à son physique ; une autre fois, à son ascendance ou encore au livre Le Bédouin, qui retrace une partie de son parcours. À force de vouloir absolument le dénigrer, certains se présentent comme des individus qui n’ont rien à proposer pour le Tchad et les Tchadiens. Leur seul objectif semble être de noircir le tableau parce qu’ils ne font pas partie de l’expédition. Ils attaquent alors futilement la personne parce qu’ils ne se trouvent pas à la place qu’ils souhaitent occuper.
La morale et le destin
Lorsqu’on observe attentivement la situation, on se rappelle que nous sommes une société majoritairement religieuse. Musulmans, chrétiens et croyants de toutes confessions doivent se remémorer ce que les livres monothéistes ont enseigné à l’humanité.
Le destin relève de la volonté de Dieu, et personne ne peut s’y opposer. Si Mahamat Idriss Déby Itno est aux commandes du Tchad, c’est parce que Dieu l’a voulu ; et si chacun d’entre nous se trouve à la place qui est la sienne, c’est également parce que les choses ont été écrites ainsi.
On ne se dresse pas contre l’adversité divine au risque d’en subir les conséquences. Alors, pourquoi ne pas concentrer les forces sur la construction du Tchad, au lieu de perdre son temps à retarder, à chaque étape, l’aboutissement de l’intelligence collective qui permettra de hisser le Tchad au firmament ?
Suivons donc cette logique : Mahamat Idriss Déby Itno n’est pas responsable des échecs et des occasions manquées de chacun. Soyons responsables.
Waldacheikh Haddo
Luc Fils de Jacob