TCHAD : Quand le patriotisme devient un luxe pour diverses vermines.
Aimer son pays devient un luxe quand l’égoïsme citadin vous obscurcit l’âme.
Il y ‘a des gens qui pensent que le simple fait de ne pas aimer un régime jette la fierté et la dignité de ce pays au plus offrant. L’ensemble du pays et sa population ne peuvent être marchandés par la simple humeur d’un individu qui confond rêve et réalité.
Quand je vois circuler sur les réseaux sociaux des articles ou des prises de parole enthousiastes appelant Donald Trump à venir « faire au Tchad ce qu’il aurait fait au Venezuela », c’est-à-dire chasser Mahamat Idriss Deby Itno comme Maduro, je dis sans détour que c’est scandaleux, honteux pour celui qui n’est pas jaloux de son indépendance, et de sa souveraineté.
Le président d’un pays est son symbole, sa fierté, et sa dignité.
Le Tchad est un pays souverain. Quelles que soient les difficultés, les impasses politiques, les colères qui peuvent être légitimes pour certains, personne n’a le droit à appeler une puissance étrangère pour régler les affaires internes à son pays, encore moins d’un président qui a publiquement qualifié les pays africains de « shit countries ». Il faut être un égaré intellectuel, avoir un pois chiche à la place des neurones, pire qu’un mini chiffon de string pour réfléchir de la sorte.
Rien que par honneur, par dignité, cette idée ne devrait même pas traverser l’esprit de quelqu’un, patriote ou défenseur d’une cause nationale. On ne peut pas revendiquer la liberté d’un peuple, le pérorer sur tous les toits chaque jour et tenir de tel propos, tout en quémandant l’ingérence de ceux qui nous méprisent.
Être activiste, être opposant, c’est aussi être un leader d’opinion, et cela implique une responsabilité morale. On ne peut pas se permettre d’induire les gens en erreur, de laisser croire que le Tchad pourrait être livré à n’importe quelle puissance étrangère comme un simple dossier géopolitique.
Les exemples d’hier face à la Libye pendant l’occupation de notre pays, tout comme les colères envers les ingérences de la France quand elle s’immisce des problèmes au Tchad doivent faire réfléchir.
Nos problèmes sont réels, profonds, parfois douloureux, mais ces problèmes n’ont pas commencé avec l’avènement de Mahamat Idriss Deby au pouvoir. Il ne peut être tenu responsable de toutes les misères intellectuelles ou autres méfaits depuis l’indépendance du Tchad. Tout tchadien doit être capable de l’aider d’abord au lieu de lui demander des résultats tout de suite. Il ne peut résoudre en un clin d’œil les problèmes singuliers de chaque citoyen, et que ceux qui n’ont pas réussi leur vie ailleurs à une certaine échelle de leur croissance ne puissent venir sur les réseaux sociaux lui demander à outrance d’effectuer le travail à leur place.
Nos problèmes doivent se régler entre nous. On doit intelligemment les régler que de faire appel au malheur des Tchadiens et assouvir sa soif macabre. Hier opposants, activistes, adversaires de l’intérieur, troubadours de l’obscurité, chacun a eu une place pour servir l’état, qu’est-ce qu’ils ont fait pour changer les choses en 24 heures ? peuvent-ils déclamer leurs résultats ?
Pérorer chaque jour sur Facebook contre le pouvoir, plusieurs fois mentir à satiété auprès de certains organes politiques, médiatiques ne représentent pas la simple vérité. La réalité est tout autre, nous le savons tous. Mahamat Idriss Deby Itno est un homme comme tout le monde, il ne peut être parfait à 100 %, il peut commettre des erreurs comme n’importe qui et les corriger, il ne faut pas chercher à le juger tout de suite, car le faire excède tout simplement la mauvaise fois.
Au lieu de servir et de faire valoir à certains charlatans en occident, il faut savoir être digne et servir son pays avec une fierté. Être tenu en laisse continuellement par un ensemble de marchands d’idéologie ne règle en rien les problèmes de fond.
Vouloir supplier des puissances extérieures de venir arbitrer nos comptes est une infamie moribonde. Une défaite historique pour ceux qui attestent cette thèse.
Sur les réseaux sociaux, il y a beaucoup de jeunes, de citoyens qui n’ont ni les clés de la lecture politique, ni la culture géopolitique, ni les bases du droit international. Leur faire croire que ce qui s’est passé au Venezuela serait transposable mécaniquement au Tchad, c’est une manipulation intellectuelle et une dérive dangereuse.
L’opposition sans conscience morale n’est pas un combat, mais c’est un danger.
La génération actuelle est trop pressée au point de vouloir tout et tout de suite. Ce n’est pas sa faute dirait l’autre, car cette attitude découle des lacunes béantes laissées par des ainés qui n’ont rien préparé et mis en orbite la génération montante. Ensuite, les années de guerres ont tout dilapidé. L’éducation civique qui […]
Le ministre d’État tchadien, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Tchadiens de l’Étranger, Dr. Abdoulaye Sabre Fadoul, s’est entretenu par téléphone, le 3 janvier 2026, avec son homologue vénézuélien, Yván Gil Pinto, ministre des Affaires étrangères de la République bolivarienne du Venezuela. Selon un communiqué officiel du ministère tchadien des Affaires étrangères, […]
Le délégué général du gouvernement auprès de la province du Salamat, le général Ismat Issakh Acheïkh, a présidé, le week-end dernier, le lancement de la troisième phase du projet « Zones frontalières pacifiques et résilientes ». Soutenu par l’Union européenne, ce projet vise à renforcer la paix dans les zones frontalières du Tchad, du Cameroun, […]