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TCHAD/Nigeria : Le groupe jihadiste Boko Haram exige de lourdes rançons après l’enlèvement de sept Tchadiens au Niger
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06.04.2026

Société

TCHAD/Nigeria : Le groupe jihadiste Boko Haram exige de lourdes rançons après l’enlèvement de sept Tchadiens au Niger

Les six Tchadiens ont été enlevés le 31 mars au Niger, après qu’un autre a été « égorgé » par les jihadistes. Boko Haram demande plusieurs centaines de millions de francs CFA pour leur libération.

Un soldat de l'armée nigérienne s'approche d'un char calciné appartenant aux militants de Boko Haram, le 25 mai 2015 à Malam Fatori, dans le nord du Nigeria, près de la frontière avec le Niger. Les troupes nigériennes et tchadiennes y coopèrent avec les forces nigérianes pour combattre les islamistes de Boko Haram. Boko Haram, qui souhaite instaurer un État islamique rigoriste dans le nord-est du Nigeria, a été chassé des villes et territoires conquis, dont Malam Fatori, depuis février par les troupes nigérianes, appuyées par le Niger, le Tchad et le Cameroun. (Photo AFP / Issouf Sanogo)
Un soldat nigérien s’approche d’un char calciné appartenant aux militants de Boko Haram, le 25 mai 2015 à Malam Fatori, dans le nord du Nigeria, près de la frontière avec le Niger. © ISSOUF SANOGO / AFP.

« Les sept Tchadiens ont été enlevés mardi matin en territoire nigérien, non loin de Mariyari », a indiqué ce 4 avril Saleh Haggar Tidjani, représentant de l’État dans la province tchadienne du Lac. Les jihadistes ont « égorgé » l’un d’eux, a-t-il affirmé, tandis que les six autres ont été « pris en otage ».

Boko Haram demande des sommes particulièrement élevées au regard du niveau de vie au Tchad en échange de leur libération, dont 500 millions de francs CFA – près de 760 000 euros – pour l’un d’eux qui est médecin, a expliqué Mahamat Nour Moustapha, représentant de la Ligue tchadienne des droits de l’Homme dans la province du Lac. Tisembé Lamsikréo, un jeune médecin qui était parti suivre une formation en chirurgie pédiatrique à Niamey, rentrait au Tchad pour le deuil de son père, a précisé sa famille.

A lire : Du Sahel au golfe de Guinée, le jihadisme se propage vers le sud

Dans des vidéos circulant depuis le 2 avril sur les réseaux sociaux, dont l’authenticité n’a pas encore pu être vérifiée, on peut voir un homme qui se présente comme Tisembé Lamsikréo et cinq autres appeler à l’aide, affirmant avoir été arrêtés « au nombre de sept » par Boko Haram et qu’une personne parmi eux a été « égorgée ».

76 000 euros pour chacun.

Les jihadistes demandent 50 millions de francs CFA – environ 76 000 euros – pour chacun des cinq autres. Concernant le médecin, « la famille a commencé à faire une collecte de fonds pour sa libération », a expliqué son épouse Sidonie Kambe Loue Badarde, bouleversée, qui a par ailleurs affirmé ne pas avoir été contactée par les autorités tchadiennes.

L’ordre des médecins du Tchad a aussi lancé dès le 2 avril une collecte de fonds pour obtenir la libération de leur collègue, via des groupes Whatsapp.

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« C’est un phénomène récurrent dans le bassin du Lac où les éléments de Boko Haram procèdent souvent à des enlèvements pour exiger des rançons », observe Mahamat Nour Moustapha.

Le Sahel, « épicentre » du « terrorisme », a concentré pour la troisième année consécutive en 2025 près de la moitié des décès liés à ces violences dans le monde, selon le dernier Indice mondial du terrorisme publié en mars. L’an dernier, le Sahel comptait près de la moitié des 5 582 morts attribués au « terrorisme » dans le monde.

Tribune Info avec AFP & Jeune Afrique

Luc Fils de Jacob

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